Comment dépasser sa peur de l’échec ?

Depuis toute petite, j’ai une énorme peur de l’échec. Et cela dans n’importe quel domaine : l’école, l’amitié, l’amour, le professionnel, la famille, etc. Pendant toute mon enfance jusqu’à maintenant, cette peur d’échouer s’est associée à un énorme manque de confiance en moi. Et c’est comme un cercle vicieux : plus j’ai peur d’échouer, moins j’ai confiance en moi; moins j’ai confiance en moi, plus j’ai peur d’échouer. 

Du coup, j’ai toujours fait en sorte de toujours réussir et d’éviter l’échec. Mais finalement, je ne me suis jamais demandé comment vaincre cette peur. Pour moi c’était une évidence de réussir et de toute faire pour. Mais, avec du recul, je n’en suis pas si fière. Car dans la réussite, nous n’apprenons rien.

C’est quoi la peur de l’échec ?

La peur de l’échec est une anxiété, une angoisse qui se manifeste surtout à l’école, endroit de compétitivité entre les élèves qui veulent toujours être meilleurs que les autres. La peur de l’échec est le fait de tout faire pour éviter l’échec, et entraîne donc une image de soi négative, une exigence élevée envers soi-même, la fuite face aux situations provoquant l’anxiété, mais également des rougissements, des maux de tête, des black-out, un comportement de repoussement, du perfectionnisme, etc.

Les vertus de l’échec

Charles Pépin a écrit un (super) livre, Les Vertus de l’échec. Sa propre définition de l’échec est la suivante : « l’erreur est la manière humaine, proprement humaine, d’apprendre. Ni les animaux, ni les machines, ni, s’ils existent, les dieux, n’apprennent ainsi ». L’erreur est humaine, certes, mais la reproduire est un signe d’ignorance, selon Charles Pépin. En effet, l’homme apprend par l’erreur, mais s’il répète l’erreur, c’est simplement qu’il n’a pas appris et qu’il s’enferme dans son incompréhension. 

« L’échec est le contraire de la réussite, mais c’est un contraire dont la réussite a besoin ». En effet, l’un sans l’autre n’a aucun sens. Sans l’échec, l’erreur ne serait pas connue et donc ne serait jamais réparée. Ainsi, l’échec est important pour réussir. L’échec et la réussite sont liés : l’un ne va pas sans l’autre. 

La vision française

La France a un rapport à l’échec assez particulier. En effet, nous assumons le fait qu’un diplôme représente une réussite. De même, sortir du système scolaire est considéré comme un échec. Le système français repose sur un apprentissage par coeur et une grosse compétition entre les élèves, poussés par la peur de l’échec. En effet, le système met en évidence les erreurs de chacun plutôt que de donner confiance aux élèves et les faire apprendre de leurs « erreurs ». Le redoublement est synonyme d’échec scolaire en France, car « on n’a pas le droit de se tromper ». Et justement, on parle d’échec scolaire, en employant le mot échec. En France, nous n’apprenons pas à gérer l’échec ni à le voir de manière positive, nous apprenons à l’éviter. 

Des réussites grâce aux échecs

Beaucoup de succès internationaux proviennent d’un cumul d’échec. Il est important de le rappeler et de se rendre compte que le véritable succès ne se construit pas grâce à une route droite sans encombre, le véritable succès provient d’une route semée d’embuscades et dont il faut sans cesse relever la tête et apprendre. 

Quelques exemples de réussite grâce aux échecs :

  • Steve Jobs : il abandonne ses études universitaires et s’est retrouvé sans diplôme. Il crée l’entreprise Apple, mais s’en voit être évincé quelques années plus tard. Il achète donc Pixar et en fonde NeXT. Steve revient à la tête d’Apple, mais apprend qu’il a un cancer. Encore une fois, il se relève et, au lieu de 6 mois comme cela était prévu, il se bat pendant presque 6 ans.
  • Walt Disney : renvoyé de son premier poste pour « manque d’imagination », il  créa sa première société qu’il a dû liquider par la suite. Il reprit la voie de la création, cependant, son entourage lui dit que l’idée d’une souris ne fonctionnerait jamais. Il n’a pas abandonné. 
  • Marilyn Monroe : son physique et son style n’étaient pas appréciés, on lui avait conseillé d’être secrétaire.
  • Bill Gates : il a abandonné ses études à Harvard et sa première entreprise a fait faillite.
  • Stephen King : son premier manuscrit fut refusé 30 fois. Sa persévérance lui a permis de ne pas lâcher et ainsi connaître le succès. 

Ces exemples permettent de comprendre qu’avant de réussir, il faut échouer. Toutes ces personnes en sont la preuve : leurs inventions, leur métier ou leur talent ont su être récompensé à leur juste valeur malgré les obstacles à franchir. En effet, lorsque l’on tente quelque chose d’inhabituel, il est généralement normal d’échouer et donc de ne pas obtenir le résultat voulu. C’est la seule façon de pouvoir s’améliorer et de progresser. Malgré les croyances de beaucoup de personnes, le fait d’échouer n’est pas un signe d’incompétence et d’humiliation. Cela incite à cacher ces échecs par peur d’être jugé négativement. Ainsi, le regard des autres a donc une place importante dans la réaction face à l’échec. Je dirais même que c’est sûrement la cause principale de la peur d’échec. 

La plus grande solution contre la peur de l’échec est sûrement la détermination, l’entêtement et l’envie de continuer. L’échec n’est qu’une étape dans la réussite d’un projet ou autre. L’important est d’apprendre de ses échecs et non de les laisser nous arrêter et abandonner. 

Vaincre la peur de l’échec

Pour progresser, j’ai réfléchi et j’ai trouvé des méthodes pour avancer et vaincre ma peur de l’échec :

  • Penser positivement et voir le côté positif dans chaque situation : cela permet d’avoir plus de confiance en soi et de ne pas se laisser envahir par des sentiments et des émotions qui nous feraient fuir la situation.
  • Demander de l’aide : il  m’a été difficile de comprendre que demander de l’aide n’était pas un acte de faiblesse, mais une grande preuve de courage. Quoi de plus normal que de demander de l’aide à des personnes plus expérimentées ?
  • Ne pas avoir de regret : lorsque l’on n’essaye pas quelque chose, on ne sait pas ce qu’il aurait pu arriver. Quelque chose de positif peut-être ou quelque chose de négatif qui aurait fait évoluer la manière de voir les choses et qui nous aurait fait grandir. Donc quoi qu’il arrive, le dénouement est positif !
  • Arrêter de penser que l’échec est négatif : maintenant, je suis capable de dire que l’échec n’est plus quelque chose de négatif. Ma propre définition de l’échec est celle-ci : l’échec est un processus d’apprentissage qui permet de découvrir des facultés personnelles et professionnelles et dont le but est de n’avoir aucun regret.
  • Prendre son temps : pour faire les choses correctement, cela ne sert à rien de se dépêcher. Prendre son temps permet de réfléchir, de se poser les bonnes questions, de respirer et lorsque le moment vient, de se lancer. 
  • Accepter la différence : le but n’est pas d’être comme tout le monde et d’être conforme, le but est de penser différemment, « thinking outside the box », d’arrêter de vouloir rentrer dans les cases. A partir de ce moment-là, cela permet de comprendre que chaque idée ou chaque situation a lieu d’être. Car il n’y a pas de « normalité ». En comprenant cet aspect, il est plus facile d’accepter l’échec et surtout de ne plus avoir peur de l’échec. Puisque la peur de l’échec est finalement la peur de ne pas être conforme aux autres. 

 

«  Je ne perds jamais, je gagne ou j’apprends.  »

Nelson Mandela

 

Cet article, plus personnel et pas du tout voyage, est le fruit d’un travail sur moi-même d’une année entière. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et vos réflexions sur ce sujet.


Sources : 

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